14.02.2012
Top Ten Tuesday #7
Aujourd'hui, fi des traditions, je ne suis pas le Top officiel et je crée le mien car j'ai eu envie de lister mes personnages masculins préférés de l'oeuvre de Jane Austen.

1- Mr Knightley (celui d'Emma). J'aime son esprit, son toupet, son attitude en général. Je l'aime !
2- Darcy (celui d'Elizabeth), the one and only pour son charme, sa discrétion, son orgueil et ses mystères. Sans oublier Colin Firth qui l'incarne à merveille.
3- Capitaine Wentworth (celui d'Anne), pour sa timidité, ses muscles de marin, son charme discret et surtout pour ses retrouvailles avec Anne, quel moment !
4- Henry Tilney (celui de Catherine) pour sa passion des romans et pour sa gentillesse.
5- Mr Bingley (celui de Jane) pour son côté fleur bleue, sa gentillesse et sa naïveté.
6- Edmund Beltram (celui de Fanny) pour sa tolérance, son ouverture d'esprit envers sa cousine de plus basse condition et enfin pour son côté protecteur.
7- Willoughby (celui de Marianne Dashwood) malgré sa fausseté et son hypocrisie. Parce que les mauvais garçons c'est pas mal non plus.
8- Edward Ferrars (celui d'Elinor) pour sa discrétion, son esprit, sa sincérité et son honnêteté. (Et parce qu'il a été interprêté par Hugh Grant, mon chouchou.) (D'ailleurs je n'ai toujours pas vu cette adaptation, shit!)
9- Mr Elliot (celui d'Anne) que je n'aime pas. Son caractère calculateur et étouffant m'a agacé au plus au point. Mais que voulez-vous, Jane Austen n'a pas imaginé que des gentils !
10- Mr Elton (celui d'Emma) parce qu'il en faut un dixième ! (Mais alors vraiment juste pour ça !)
Et vous alors ? Laissez vous tenter par une petite liste !
07:00 Écrit par Katia dans Top Ten Tuesday | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0)
10.02.2012
Un EcrivainS

Tout d'abord merci aux éditions E, P & LA de m'avoir accordé leur confiance et de m'avoir demandé de chroniquer ce roman. J'ai ce roman depuis novembre et le pauvre a dû attendre mais je ne regrette pas de m'y être intéressée. Le style de l'auteur est recherché, on sent une réelle volonté de légèreté et de force tout à la fois. Un discours direct, un champs lexical familier et des phrases courtes encrent les dialogues dans le réel. Une musicalité est indéniable, au delà de la chanson Walk on the Wild Side, qui fait partie intégrante du roman, les mots en eux-même sonnent juste. Les protagonistes sont sincères et émouvants, ce qui les rend attachants et palpables. Le texte n'est pas dénué d'humour, que l'auteur prouve plus d'une fois mais assez discrètement. Sous une apparence assez légère, le texte soulève des questions de société graves et des sujets sensibles. Ici pas de théorie énoncée de force, juste des interrogations soulevées. Le texte est travaillé, c'est indéniable, et c'est plaisant. Je mettrais un bémol à la première partie qui est un peu (trop) vulgaire mais rien à dire pour la seconde, qui l'est moins. Il s'agit donc d'un bon premier roman et je souhaite une bonne continuation à son auteur.
Allez voir le site de l'éditeur, ou peut-être la page du roman.
Augustin Feye, Un EcrivainS, éditions E, P & LA, 146 pages (en PDF), 2011
23:33 Écrit par Katia dans Littérature belge | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0)
09.02.2012
La citation du jeudi #18

"J'appelle une oeuvre habitable, une oeuvre comme celle de Balzac, ou de Dickens, ou de Proust dans laquelle j'entre, je sors. Je suis septuagénaire, je peux dire que depuis 40 ans, et même depuis 50 ans, j'habite Balzac et j'habite Dickens, et j'habite Dostoïevski, et j'habite Tolstoï ; j'y entre et j'en sors tout le temps. Moi je prends un Balzac à chaque instant et je l'ouvre, je prends Proust à chaque instant. J'aime profondément Kafka mais ses livres je les ai lu une fois mais plutôt crever que j'y entrer, je n'ai jamais envie de recommencer un cauchemar, moi j'ai une peur terrible des cauchemars mais ça ne m'empêche pas d'aimer profondément Kafka. Son journal oui, ses lettres oui, tout ce qui est lui, oui, mais ses romans que j'admire je ne les ai lu qu'une fois et je n'y reviendrai jamais !"
François Mauriac, vu dans Relecture pour tous, Arte
07:00 Écrit par Katia dans Le jeudi, c'est citation | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0)
07.02.2012
Persuasion

Ce roman est la dernière des six oeuvres majeures de Jane Austen que je lis. Je ne voulais pas boucler le challenge sans avoir lu Persuasion. C'est le seul roman que je lis après avoir vu l'adaptation, et cela m'a permis de connaître la fin mais je ne me suis pas pour autant ennuyée, bien au contraire car l'oeuvre de Jane Austen est pleine de finesse. Ce billet est un peu spécial. Je suis pleine d'émotion en l'écrivant car j'arrive à la fin de ma découverte Austennienne. Il me reste encore à lire ses oeuvres de jeunesse et puis d'autres romans dérivés, mais je suis émue que voulez-vous ! Jane est devenue mon auteur chouchou et je ne regrette pas d'avoir relancé ce challenge en 2011.
Ayant lu ce roman en commun avec ma copine de ma vie Lolo (qui est toujours partante avec moi !) nous avons échangé des mails concernant Persuasion, et ce billet sera donc en bonne partie le mail que j'ai envoyé après avoir terminé la lecture, puisque tout y est dit !
En décidant de lire ce roman, j'ai eu peur d'être déçue et de m'ennuyer car j'avais vu le film, mais en fait pas du tout, le livre est plus approfondi, et découvrir les sentiments des personnages plus longuement a été très plaisant.
En plus le film coupe des scènes si je ne m'abuse (je vais le regarder à nouveau !) mais par exemple le moment où Louise est en convalescence chez les Harville dure plus longtemps dans le roman ! Disons que les durées dans le film sont forcément écourtées, mais je trouve que du coup on se rend moins compte des enjeux.
En revanche j'ai préféré Lady Russel dans le film, où elle semble plus sympathique. Dans le roman je ne l'aime pas trop sans savoir pourquoi. C'est elle qui déconseille à Anne de se marier avec Wentworth lorsqu'elle a 19 ans ; dans le film ça me semble être vraiment pour son bien mais dans le roman elle me semble plus calculatrice.
Concernant Wentworth, ahhhhh ! Que dire ? C'est l'un des personnages masculins que je préfère. Il est assez distant mais contrairement à Darcy qui a de l'orgueil, lui c'est de la timidité.
Leur relation est basée sur des quiproquos ! AHH mais réfléchissez vous êtes faits l'un pour l'autre !!! C'est trop génial qu'ils se retrouvent, et les 2 derniers chapitres sont les meilleurs ! Comme souvent dans les romans de J. A. c'est là que tout s'explique et que plus rien ne retient leur amour !
Mais j'avais tellement hâte de lire ces fameuses retrouvailles ! D'ailleur dans le film les retrouvailles sont précédées d'une course folle pendant 1/4 d'heure !! Or ce n'est pas comme ça dans le livre et c'est bien mieux !
Bon de toute façon je pense le revoir pour l'éclairer à la lecture du roman !
Ah oui évoquons aussi M. Elliot. J'avais peu de souvenirs de lui dans le film, mais dans le roman il a une place importante et il est présent dans le plupart des chapitres ! J'en avais marre même à la fin car on en parle beaucoup mais Anne n'en a rien à faire alors ça l'empêche juste de retrouver son capitaine !
Ce roman est génial, je l'ai adoré, et je le recommande, évidemment !
Jane Austen, Persuasion, Christian Bourgeois éditeur, 1980, 316 pages. Traduction de André Belamich

Challenge Jane Austen
11:06 Écrit par Katia dans Challenge Jane Austen 2011, Littérature anglaise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Tags : jane austen, persuasion, capitaine wentworth !, et anne
25.01.2012
Orgueil et préjugés et zombies
Pour la famille Bennet, qui compte cinq filles à marier, l'arrivée de deux jeunes et riches célibataires dans le voisinage est une aubaine : enfin des coeurs à prendre, et des bras supplémentaires pour repousser les zombies qui prolifèrent dans la région ! Mais le sombre Mr Darcy saura-t-il vaincre le mépris d'Elizabeth, et son ardeur au combat ? Les innommables auront-ils raison de l'entraînement des demoiselles Bennet ? Les soeurs de Mr Bingley parviendront-elles à le dissuader de déclarer ses sentiments à Jane ? Surtout, le chef-d'oeuvre de Jane Austen peut-il survivre à une attaque de morts-vivants ?
Soucieuse de terminer le Challenge Jane Austen, j'ai ajouté à ma découverte Austenienne cette "adaptation" pour le moins mordante ! Orgueil et préjugés et zombie entre, si je ne m'abuse dans la catégorie des Austenneries, soit des romans issus de l'oeuvre de Jane Austen. Celle-ci reprend fidèlement la trâme de départ, en y ajoutant des revenants d'outre-tombe, des bals interrompus par des combats rapprochés, et autres joyeusetés. C'est un roman drôle (impossible de ne pas pouffer toutes les deux pages) et bien écrit, puisque la plume de Jane Austen est très présente. Il fallait oser, et pourtant c'est une réussite ! Certes les passages écrits par Seth Grahame-Smith sont assez gauchement insérés, mais je suis passée outre et j'ai apprécié cette idée originale. Certes ce n'est pas exactement du Jane Austen, mais je pense qu'il faut le prendre pour ce que c'est, c'est-à-dire un dérivé. J'ai aimé la liberté prise sur le personnage de Charlotte, j'ai aimé le sort donné à Mr Colins, j'ai aussi aimé le combat qui rapprochera Lizzy et Darcy et j'ai aimé retrouver Orgueil et préjugés, bref j'ai aimé beaucoup de choses dans ce roman, sans oublier Wickham, qui a sans nul doute été le plus malchanceux ! J'ai passé un bon moment et je ne me suis pas sentie choquée outre mesure !
Jane Austen, Seth Grahame-Smith, Orgueil et préjugés et zombies, Flammarion, 2009, 316 pages. Traduit de l'anglais par Laurent Bury.
Le billet d'Isil, celui de Clarabel.

Challenge Jane Austen
15:01 Écrit par Katia dans Challenge Jane Austen 2011, Littérature anglaise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Tags : que dirait jane austen ?, innomables, morts-vivants, tombeaux, miam ! darcy
19.01.2012
La citation du jeudi #17

Allez voir Chiffonnette si vous ne me croyez pas !
Paulette dit : "Maman..." Cela ne signifiait rien. Aucun être humain. Pas l'ombre d'un fantôme. Le mot flottait en l'air et cherchait à habiller un souvenir, une absence. "Maman..." Toute la douceur de l'enfance et tous les mensonge de la vie. Un poignant égoïsme aussi, le chemin montré, il n'y a plus entre nous et le tombeau, ce candidat naturel, cet écran, cette mère qui doit mourir la première. Elle est morte. Ca y est. A nous...
Aragon, Les voyageurs de l'impériale, p.268
Il s'agit du moment où Paulette, la femme de Pierre, apprend la mort de sa mère. Elle crit puis s'aperçoit de ce que signifie une mère morte. C'est une scène très dure et pourtant très belle. Pierre est à ce moment là près d'elle, cherchant à la soutenir, mais n'y arrivant pas (encore une preuve de leur distance).
07:00 Écrit par Katia dans Le jeudi, c'est citation | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0)
18.01.2012
The Jane Austen book club
Ce film m'a littéralement sauté dessus à la Fnac, et je n'ai pu faire autrement que de le regarder. Bien m'en a pris puisque ce film est un doudou. Il me permet de poursuivre le challenge Jane Austen d'une bien jolie manière, et c'est un coup de coeur.

Les romans de Jane Austen sont mis en valeur, sublimés, racontés, lus et relus, et les fans s'y retrouvent. Moi qui connait maintenant ces six romans, j'ai adoré les réentendre. Les six membres du club ont chacun leur univers, et chacun leur roman, ce qui crée une trame simple.

Les voir parler de Jane Austen avec aisance, n'hésitant pas à comparer les protagonistes de l'auteur avec des personnes existantes crée une ambiance propice à replonger totalement dans chacun des romans.

Les interprétations sont justes, et on passe un bon moment devant des acteurs qui savent ce qu'ils font.

Quid du synopsis ? Bernadette, une quinquagénaire six fois divorcée, a l’idée de fonder un club de lecture quand elle rencontre Prudie, une jeune enseignante de français mariée et très élégante, lors d’un festival de cinéma sur Jane Austen. Le concept est que chacun des six membres accueille le groupe à tour de rôle une fois par mois, pour discuter entre eux des six romans d’Austen. Les autres membres du club sont Sylvia, une femme au foyer quadragénaire récemment séparée de son mari Daniel, avocat et coureur, après plus de vingt ans de mariage ; sa fille lesbienne de 20 ans Allegra ; Jocelyn, une célibataire heureuse de l’être, obsédée par la maîtrise de soi et éleveuse de chiens de Rhodésie, qui est amie avec Sylvia depuis l’enfance ; et Grigg, un fan de science-fiction que Jocelyn a invité à les rejoindre dans l’espoir que Sylvia et lui formeront un couple assorti.

Ce club de lecture bouleverse la vie des personnages, qui voient leurs problèmes réglés grâce à l'influence de Jane Austen dans leur vie. Prudy et son mari se retrouvent, Sylvia et son mari réapprennent à vivre ensemble. Jocelyn et Grigg se trouvent, vous avez compris le principe !

The Jane Austen book club, Robin Swicord, 2007

13:27 Écrit par Katia dans Challenge Jane Austen 2011, Sur la toile | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0)



