10.08.2011

Le livre sans nom.

le_livre_sans_nom_226079_320_320.jpgSanta Mondega, une ville d’Amérique du Sud oubliée du reste du monde, où sommeillent de terribles secrets…
Un mystérieux tueur en série, qui assassine ceux qui ont eu la malchance de lire un énigmatique livre sans nom…
La seule victime encore vivante du tueur se réveille, amnésique, après cinq ans de coma.
Deux flics très spéciaux, des barons du crime, des moines férus d’arts martiaux, une pierre précieuse à la valeur inestimable, quelques clins d’œil à Seven et à The Ring… et voilà le thriller le plus rock’n’roll et le plus jubilatoire de l’année !

Diffusé anonymement sur Internet en 2007, cet ouvrage aussi original que réjouissant est vite devenu culte. Il a ensuite été publié, d’abord en Angleterre puis aux États-Unis, où il connaît un succès fulgurant.

Commencé le 05-08-2011

Terminé le 09-08-2011

Dès le début, de ce roman beaucoup de mystères et d'interogations. L'intrigue se met en place peu à peu, et les personnages (et ils sont nombreux) apparaissent. Ils ont un point commun, ce sont tous des durs à cuire à la gachette facile. Ce roman est très bon. Je le dis en mesurant mes mots. L'écriture est fine, percutante, simple mais efficace. L'intrigue se déploie et on pénètre dans un univers très riche. Les personnages sont spéciaux dans leur mode de vie, mais en même temps fascinants. On découvre un milieu unique, une sorte d'interface où se croisent le western, le fantastique et le policier. Il y en a partout, il y en a pour tous les goûts, et on ne peut lire ce livre sans se sentir touché par au moins un personnage. Chaque lecteur peut trouver son compte dans ce polar. Les scènes s'enchaînent et ne se ressemblent pas, on se retrouve d'une page à l'autre dans des ambiances différentes, auprès de protagonistes variés, et on ne s'ennuie pas. Le livre sans nom est en fait une mise en abime puisqu'on s'aperçoit que c'est le sujet du roman d'une part, ce Livre sans nom que personne ne peut consulter sans mourir, et en même temps le roman lui-même, celui que le lecteur a en main. Il ne fait son apparition qu'à la page 208, ce qui laisse donc beaucoup de place à la mise en place de l'intrigue. J'ai entre autre remarqué le personnage de Rodeo Rex, qui sous ses airs de grosse brute invincible, est attachant lorsqu'il se révèle blessé et marqué à jamais par sa rencontre avec le Bourbon Kid. La scène de la bibliothèque est remarquable. Le personnages de Ulrika Price traduit bien, par sa rouerie, la finesse qua l'auteur donne à ses personnages. Remarquez d'ailleurs que le mot "scène" n'est pas anodin. Ce roman est finement ciselé, à tel point que l'adaptation cinématographique semble évidente, et il me semble même qu'elle est en préparation. Enfin le dénouement est étonnant, ce qui est bien peu dire. Révélations, retournements de situations, et j'en passe. Pour finir, cet anonymat est une porte ouverte à tous les possibles, et le mystère qui plâne autour de cet auteur est plutôt séduisant, ce qui tient sans doute un rôle dans le succès de ce roman. Une chose est certaine, il révèle dans ce roman des qualités d'auteurs de talent.

Anonyme, Le livre sans nom (The book with no name), Le livre de Poche 2011, 508 pages. Première publication 2006. Traduit de l'anglais par Diniz Galhos.

 

Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche

Août 1/2

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06.08.2011

Le mensonge, voilà un titre qui ne se verra jamais expliqué !

lemensonge.jpgIvy mène une existence paisible avec son mari David, qu'elle connaît depuis le lycée. Après deux fausses couches, elle est de nouveau enceinte. À l'occasion d'un vide-grenier, le couple retrouve une camarade de classe, Melinda, qui attend un enfant, elle aussi, et qui semble bien connaître leur maison. Le lendemain, Melinda a disparu ; on retrouve ses vêtements ensanglantés dans une vieille malle devant le domicile du jeune couple, et son sac à main, ainsi qu’un couteau, non loin de l'entreprise de David. Celui-ci est aussitôt arrêté par la police. Ivy, sur le point d'accoucher, décide de mener sa propre enquête. Deux autres cadavres, des photos de David chez Melinda... Mais qui David est-il vraiment ?

 

Commencé le 26-07-2011

Terminé le 04-08-2011

Ce roman commence lentement, le lecteur se voit présenter un couple, David et Ivy. Les petites anecdotes de la vie à deux font sourire et nous les rendent sympathiques. Cependant il persiste une tension latente, on sait qu'il va se passer quelque chose. En réalité on a le temps de s'endormir avant que l'action ne commence. C'est la critique que je ferais à ce roman, je lui ai trouvé trop de longueurs. Lorsque l'intrigue commence, un soir d'été après un vide-grenier, l'histoire repart, mais un manque de rythme laisse le temps au lecteur de s'ennuyer. Ivy tente de comprendre la vraie nature de son mari, et progresse dans son raisonnement, mais je n'ai pas ressenti beaucoup d'intérêt pour ce mystère. Enfin j'ai trouvé le dénouement bien faible eu égard au suspens qui le masquait. Je veux bien supporter quelques longueurs si le dénouement est génial mais là, un seul mot, déception.

Hallie Ephron, Le mensonge (Never tell a lie), Le Livre de Poche, 2011, 317 pages. Première publication 2009 Harper Collins. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Michèle Valencia

 

Lu dans le cadre de Prix des lecteurs du Livre de Poche

Juillet 2/2

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26.07.2011

Certains psychiatres vous appellent "chuchoteurs"...

couv-carrisi-le-chuchoteur.jpgCinq petites filles ont disparu. 
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.

Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire...

Un époustouflant thriller littéraire,
inspiré de faits réels.

Commencé le 18-07-2011

Terminé le 25-07-2011

Ce roman a été une découverte. Tout d'abord l'intrigue est bien menée, le suspens est présent et les indices sont révélés au compte gouttes, laissant ainsi le lecteur élaborer sa propre théorie. L'auteur nous fait pénétrer dans un univers effrayant et angoissant. On part à la poursuite d'un tueur en série troublant, par son manque d'humanité, et par son vice. L'écriture est plaisante et légère, je repprocherais juste quelques répétitions un peu lourdes, bien qu'elles soient peu nombreuses et nécessaires, et puis le lecteur n'étant pas rancunier, il pardonne ! Les personnages sont attachants et très réels. J'ai beaucoup aimé Mila, notamment son incertion dans l'équipe du criminologue Goran Gavila. Donato Carrisi nous invite à découvrir des personnages répugnants, malsains. En effet la galerie des personnages est riche et intelligemment fournie, ce qui permet de pénétrer pleinement dans un bon polar, laissant beaucoup de place à l'évasion. Certaines révélations sont inattendues, d'autres peuvent être anticipées. Ceci dit, les dernières pages sont pleines de démélés et de surprises, et j'ai été ravie de me laisser surprendre par l'auteur. Je concluerai en disant que je connais relativement peu la littérature italienne, et ce roman me pousse à continuer de la découvrir.

 

Donato Carrisi, Le chuchoteur (Il suggeritore), Livre de Poche 2011, 574 pages. Première publication Longanesi & C 2009, traduit de l'italien par Anaïs Bokobza.

 

Lu dans le cadre du Prix Livre de Poche 2011, catégorie Polar

Juillet 1/2

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23.07.2011

Jane, je ne t'oublie pas !

Vous aviez oublié le Challenge Jane Austen, qui court maintenant depuis le mois de janvier ? Oui vous avez le droit ! Il faut dire qu'il est un peu poussiéreux. Mais pourtant voici un billet le concernant !

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J'ai vu hier soir le film Jane, de Julian Jarrold. Ce film est aussi connu sous le titre Becoming Jane il me semble. Il raconte la vie de Jane Austen, du moins sa jeunesse et ses débuts de romancière. J'ai passé un bon moment, que cela soit dit, Anne Hathaway, découverte dans Le diable s'habille en Prada, est une bonne actrice et c'est un film réussi.

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Jane Austen est une jeune femme cultivée, passionnée de littérature, qui écrit beaucoup. Son père est pasteur et ses parents sont peu fortunés, aussi sa mère lui conseille d'épouser un homme fortuné en premier lieu, et lui explique que trouver l'amour est vraiment secondaire. Elle rencontre Tom Lefroy, qu'elle n'apprécie pas tout d'abord, et dans le même temps, est demandée en mariage par le neveu de Lady Grisham. Elle repousse ce dernier parce qu'elle ne veut pas se marier sans amour.

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Sa relation avec Lefroy évolue, et ils tombent follement amoureux l'un de l'autre. Leur union est fusionnelle, passionnée et romantique. De plus James McAvoy est un acteur fort agréable à regarder, ce qui n'enlève rien ! Ils souhaitent s'enfuir pour vivre ensemble mais leurs situations trop différentes les en empêchent. Ils finissent par se séparer malheureux.

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Ils se retrouvent des années plus tard. Jane a pris de l'âge, elle est devenue une écrivain reconnue, quant à Lefroy, il est marié.

Ce film a beaucoup de points communs avec l'histoire de Orgueil et Préjugés, ce qui s'explique par le fait que c'est justement la vie de Jane qui a inspiré ses romans. Malheureusement on a par moment l'impression de voir le même film, ce qui est dommage.

Merci à ma super Lolo pour ce prêt !

 

Jane, Julian Jarrold (2007), avec Anne Hathaway, James McAvoy, Maggie Smith.

 

Vu dans le cadre du challenge Jane Austen

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18.07.2011

La théorie des dominos, Alex Scarrow

theoriedesdominos.jpgLundi : série d'attentats sur les réserves pétrolières.

Mardi : effondrement des marchés. Mise en quarantaine des transports.

Mercredi : restriction de l'approvisionnement en vivres et en énergie.

Jeudi : coupure de l'électricité, prise d'assaut des magasins.

Vendredi : la panique et le chaos s'installent dans les rues.

Le scénario apocalyptique est en marche. Un seul homme peut l'arrêter.

Un thriller d'un réalisme effrayant, une tension extrême : les débuts fracassants d'un jeune écrivain considéré dans le monde entier comme le successeur de Robert Ludlum et Tom Clancy.

Commencé le 07-07-2011

Terminé le 17-07-2011

J'ai trouvé ce roman riche et complet, cette fin du monde simulée est vraisemblable et troublante jusque dans les petits détails. Les chapitres correspondent aux sept jours d'une semaine. Elle commence par Lundi, un choc pétrolier. Bien sûr tout va crescendo, pour aboutir à une situation apocalyptique. Cependant j'ai abordé ce roman avec un lassement dès le départ, par surdose de polars. Malgré tout j'ai trouvé ce roman bien écrit, intéressant. En outre j'ai aimé que l'auteur s'attache à suivre peu de personnages. Le lecteur les voit alors évoluer, depuis un doute au départ jusqu'à l'affollement final. Andy vit cette expérience depuis le Moyen-Orient et sa famille se trouve à Londres. Ainsi en plus de la panique s'ajoute la peur de ne jamais se rejoindre. Ceci dit j'ai vite ressenti un lassement, ce roman avance lentement et j'avoue tout, j'ai sauté quelques pages. Je n'ai pas accroché mais je reconnais que j'aurais pu aimer davantage si je n'étais pas lassée des polars.


Alex Scarrow, La théorie des dominos (Last light), Livre de Poche avril 2011, 571 pages. Première publication Orion 2007. Traduit de l'anglais par Laura Derajinski.

07.07.2011

Les lieux sombres, Gillian Flynn

les lieux sombres.jpgDébut des années 1980. Libby Day a sept ans lorsque sa mère et ses deux sœurs sont assassinées dans la ferme familiale.La petite fille, qui a échappé au massacre, désigne le meurtrier à la police : son frère, âgé de quinze ans.
Vingt-cinq ans plus tard, alors que Ben est toujours derrière les barreaux, Libby souffre de dépression chronique. Encouragée par une association passionnée par l'affaire, elle accepte pour la première fois de retourner pour la première fois sur les lieux du drame. Et c’est là, dans un Middle West dévasté par la crise économique, qu’une vérité inimaginable commence à émerger...

Commencé le 24-06-2011

Terminé le 06-07-2011

Ce roman est un petit bijou, le lecteur est amené à découvrir une histoire sombre qui s'est produit en 1985. Les éléments apparaissent peu à peu, révélant les protagonistes. Nous suivons Libby, une jeune fille à la recherche de pistes pour élucider le meurtre de toute sa famille. Son frère Ben est en prison, mais beaucoup clâment son innocence, et son père a disparu. Libby est la seule survivante car elle était cachée le soir du massacre, elle a juste entendu la voix du meurtrier. Elle est contactée par diverses associations de passionnés, qui font appel à elle pour étayer leurs diverses théories. Ayant besoin d'argent, elle se prête au jeu, et découvre alors des fanatiques qui ne vivent que pour cette histoire, et qui ont du mal à ne pas s'approprier sa famille. Libby est donc amenée, un peu malgré elle, à revenir sur son passé, et à se remémorer ce soir de 1985 où elle a perdu toute sa famille. Les chapitres alternent entre son avancée actuelle et les événements passés, et le voile se lève peu à peu sur cette sombre affaire. Bien sûr je n'étonnerai personne en disant que les derniers chapitres sont insoutenables de suspens ! J'ai été ravie de cette fin, à laquelle on ne s'attend pas. Le mystère est entier, l'écriture est géniale, les ingrédients sont donc réunis pour passer un bon moment.

Gillian Flynn, Les lieux sombres (Dark places), Sonatine éditions 2010 pour la traduction française, 509 pages. Première publication 2009. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Heloïse Esquié.

 

Lu dans le cadre du Prix des Lecteurs du Livre de Poche 2011, catégorie polar

Juin 2/3

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24.06.2011

Docteur à tuer

docteur-a-tuer.gifLe Dr Peter Brown est interne dans le pire hôpital de Manhattan. Il a du talent pour la médecine, des horaires infernaux et un passé qu’il préférerait passer sous silence. Qu’il s’agisse d’une artère circonflexe bouchée ou d’un projet machiavélique de procès pour erreur médicale, il connaît le mal qui se tapit dans le cœur des hommes. 
Il faut dire que dans une autre vie, il a été Griffe d’ours, tueur à gages pour la mafia. Ce génie du combat rapproché a une relation un peu trop intime avec le programme fédéral de protection des témoins et est plus susceptible de laisser traîner une dizaine de cadavres qu’une molécule de preuve à charge. 
Eddy Squillante, son nouveau patient, n’a plus que trois mois à vivre, et peut-être moins, lorsqu’il découvre que sous les traits de son nouveau médecin se cache Griffe d’ours. Avec la mafia, le gouvernement et la mort en personne s’abattent sur l’hôpital, le Dr Brown survivra-t-il aux huit heures qui suivent et saisira-t-il sa dernière chance de rédemption ?

Commencé le 18-06-2011

Terminé le 23-06-2011

Dès la couverture le ton est donné, la radiographie d'un pistolet et de quelques balles nous met sur la voie, ce sera le crime et la médecine. Puis on ouvre le roman et les impressions sont confirmées, on est en compagnie d'un ancien mafieux devenus médecin. Pour tout dire voilà un roman qui a du charme. Le narrateur est aussi connu sous le nom de Peter Brown, ou encore Griffe d'Ours, et cet homme est drôle, décalé et original. Avouez que faire parler un mafieux du milieu médical est assez spécial. Le résultat ? Beaucoup d'humour, de détachement face à la douleur des autres, et en même temps un professionnalisme non négligeable. Sans oublier les notes de bas de page sur lesquelles il ne faut pas passer, elles sont intéressantes et relativement peu conventionnelles. Le fil directeur, on le comprend rapidement, c'est la faucheuse, d'ailleurs les logos séparant les parties à l'intérieur des chapites ne manquent pas de nous le rappeler. Le suspens de la fin va crescendo, et les dernières pages sont insoutenables ! Ce docteur imbattable au combat rapproché, s'avère également un très bon Mc Giver, quelle scène, mais quelle scène !! Voilà un roman que j'ai lu dès la fin de mes épreuves, et qui fut une excellente transition vers les vacances.

Josh Bazell, Docteur à tuer (Beat the Reaper), 2009 Little, Brown and Company, édition Jean-Claude Lattès 2010 pour la traduction française. Traduit de l'anglais par Denyse Beaulieu.

 

Lu pour le Prix du Livre de Poche, Polars

Juin 1/3

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