29.02.2012

Challenge Jane Austen, The end

Voilà le Challenge terminé ! En cette année Austenienne, beaucoup de découvertes, de plaisir, et de rire, beaucoup d'amour, beaucoup de soupirs. Ce challenge relancé a malheureusement été peu suivi, mais je ne regrette pas car je suis devenue fan.

Sept romans, dix adaptations, et deux romans dérivés ont rythmé mon année 2011. J'ai joué le jeu et j'ai tenté de découvrir l'auteur à travers différents points de vue.

Le billet récapitulatif

9782351232125.jpgPour ma part j'ai souhaité clore avec le livre-jeu Jane Austen et moi, qui sera donc mon dernier billet. Dans ce roman, on est Elizabeth Benneth et on évolue à travers les personnages en choisissant vers où on veut aller. Ce faisant, on doit compter ses points, ce qui n'est pas obligatoire ; j'ai décidé de le faire pour voir où cela m'emmenait mais je ne le ferai pas à chaque fois, c'est trop fastidieux (surtout au lit, mais installée sur une table ça va mieux !). C'est un roman ludique, qui permet de retrouver chaque roman, et de se détendre en se laissant porter dans l'univers Austennien. Les options qui nous sont proposées sont assez restreintes mais dans l'ensemble il y a matière à modifier un peu le cours de l'histoire (bon après reflexion, les choix sont quand même vastes, étant donné qu'on peut se retrouver dans toutes les situations possibles si on suit telle ou telle voie). Cependant je ne le conseille qu'aux fans car le roman tout seul est assez faible. Il n'a d'intérêt qu'après avoir lu les romans de Jane Austen. Notamment pour les références aux romans, disséminées ça et là. Mon parcours dans ce roman n'est que duperie car je me suis retrouvée défigurée en deux secondes pour voir pris un mauvais chemin de gauche dans le bois. Mais la triche aidant, j'ai pu poursuivre ! Ensuite c'est avec Wickham, fou de moi et reconnaissant de lui avoir ouvert les yeux sur lui-même après avoir dénoncé ses actes au village, que j'ai faillit terminer mes jours. Décidée à ne pas en rester là, j'ai repris ma route... Après une balade fort plaisante dans les oeuvres de Jane Austen, je me suis finalement mariée avec Mr. Knightley, mon but étant donné que c'est mon chouchou ! Je conseille vraiment ce roman, on passe un très bon moment à retrouver les protagonistes, et cela conclut bien la découverte de l'auteur après avoir lu ses romans.

 

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Challenge Jane Austen

07.02.2012

Persuasion

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Ce roman est la dernière des six oeuvres majeures de Jane Austen que je lis. Je ne voulais pas boucler le challenge sans avoir lu Persuasion. C'est le seul roman que je lis après avoir vu l'adaptation, et cela m'a permis de connaître la fin mais je ne me suis pas pour autant ennuyée, bien au contraire car l'oeuvre de Jane Austen est pleine de finesse. Ce billet est un peu spécial. Je suis pleine d'émotion en l'écrivant car j'arrive à la fin de ma découverte Austennienne. Il me reste encore à lire ses oeuvres de jeunesse et puis d'autres romans dérivés, mais je suis émue que voulez-vous ! Jane est devenue mon auteur chouchou et je ne regrette pas d'avoir relancé ce challenge en 2011.

Ayant lu ce roman en commun avec ma copine de ma vie Lolo (qui est toujours partante avec moi !) nous avons échangé des mails concernant Persuasion, et ce billet sera donc en bonne partie le mail que j'ai envoyé après avoir terminé la lecture, puisque tout y est dit !

En décidant de lire ce roman, j'ai eu peur d'être déçue et de m'ennuyer car j'avais vu le film, mais en fait pas du tout, le livre est plus approfondi, et découvrir les sentiments des personnages plus longuement a été très plaisant.

En plus le film coupe des scènes si je ne m'abuse (je vais le regarder à nouveau !) mais par exemple le moment où Louise  est en convalescence chez les Harville dure plus longtemps dans le roman ! Disons que les durées dans le film sont forcément écourtées, mais je trouve que du coup on se rend moins compte des enjeux.

En revanche j'ai préféré Lady Russel dans le film, où elle semble plus sympathique. Dans le roman je ne l'aime pas trop sans savoir pourquoi. C'est elle qui déconseille à Anne de se marier avec Wentworth lorsqu'elle a 19 ans ; dans le film ça me semble être vraiment pour son bien mais dans le roman elle me semble plus calculatrice.

Concernant Wentworth, ahhhhh ! Que dire ? C'est l'un des personnages masculins que je préfère. Il est assez distant mais contrairement à Darcy qui a de l'orgueil, lui c'est de la timidité.

Leur relation est basée sur des quiproquos ! AHH mais réfléchissez vous êtes faits l'un pour l'autre !!! C'est trop génial qu'ils se retrouvent, et les 2 derniers chapitres sont les meilleurs ! Comme souvent dans les romans de J. A. c'est là que tout s'explique et que plus rien ne retient leur amour !
Mais j'avais tellement hâte de lire ces fameuses retrouvailles ! D'ailleur dans le film les retrouvailles sont précédées d'une course folle pendant 1/4 d'heure !! Or ce n'est pas comme ça dans le livre et c'est bien  mieux !

Bon de toute façon je pense le revoir pour l'éclairer à la lecture du roman !

Ah oui évoquons aussi M. Elliot. J'avais peu de souvenirs de lui dans le film, mais dans le roman il a une place importante et il est présent dans le plupart des chapitres ! J'en avais marre même à la fin car on en parle beaucoup mais Anne n'en a rien à faire alors ça l'empêche juste de retrouver son capitaine !

Ce roman est génial, je l'ai adoré, et je le recommande, évidemment !

 

Jane Austen, Persuasion, Christian Bourgeois éditeur, 1980, 316 pages. Traduction de André Belamich

 

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Challenge Jane Austen




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Challenge Classiques

25.01.2012

Orgueil et préjugés et zombies

que dirait jane austen ?,innomables,morts-vivants,tombeaux,miam ! darcyPour la famille Bennet, qui compte cinq filles à marier, l'arrivée de deux jeunes et riches célibataires dans le voisinage est une aubaine : enfin des coeurs à prendre, et des bras supplémentaires pour repousser les zombies qui prolifèrent dans la région ! Mais le sombre Mr Darcy saura-t-il vaincre le mépris d'Elizabeth, et son ardeur au combat ? Les innommables auront-ils raison de l'entraînement des demoiselles Bennet ? Les soeurs de Mr Bingley parviendront-elles à le dissuader de déclarer ses sentiments à Jane ? Surtout, le chef-d'oeuvre de Jane Austen peut-il survivre à une attaque de morts-vivants ?

Soucieuse de terminer le Challenge Jane Austen, j'ai ajouté à ma découverte Austenienne cette "adaptation" pour le moins mordante ! Orgueil et préjugés et zombie entre, si je ne m'abuse dans la catégorie des Austenneries, soit des romans issus de l'oeuvre de Jane Austen. Celle-ci reprend fidèlement la trâme de départ, en y ajoutant des revenants d'outre-tombe, des bals interrompus par des combats rapprochés, et autres joyeusetés. C'est un roman drôle (impossible de ne pas pouffer toutes les deux pages) et bien écrit, puisque la plume de Jane Austen est très présente. Il fallait oser, et pourtant c'est une réussite ! Certes les passages écrits par Seth Grahame-Smith sont assez gauchement insérés, mais je suis passée outre et j'ai apprécié cette idée originale. Certes ce n'est pas exactement du Jane Austen, mais je pense qu'il faut le prendre pour ce que c'est, c'est-à-dire un dérivé. J'ai aimé la liberté prise sur le personnage de Charlotte, j'ai aimé le sort donné à Mr Colins, j'ai aussi aimé le combat qui rapprochera Lizzy et Darcy et j'ai aimé retrouver Orgueil et préjugés, bref j'ai aimé beaucoup de choses dans ce roman, sans oublier Wickham, qui a sans nul doute été le plus malchanceux ! J'ai passé un bon moment et je ne me suis pas sentie choquée outre mesure !

 

Jane Austen, Seth Grahame-Smith, Orgueil et préjugés et zombies, Flammarion, 2009, 316 pages. Traduit de l'anglais par Laurent Bury.

Le billet d'Isil, celui de Clarabel.

 

que dirait jane austen ?,innomables,morts-vivants,tombeaux,miam !


Challenge Jane Austen

13.01.2012

Lady Susan

Lady-Susan-Jane-Austen.jpegUne veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s'amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question ...

Lu le 11-01-2012

Lady Susan est un court roman épistolaire qui permet de profiter de la plume de Jane Austen en quelques heures. Avec son peu de pages, et sa construction aérée, il se lit rapidement ce qui est bien utile pour terminer ce challenge ! On entre dès la première lettre ou presque dans l'histoire, et on retrouve instantanément l'esprit de l'auteur. Il s'agit d'une oeuvre de jeunesse (écrit en 1794, Jane Austen a alors 19 ans) mais on ressent pourtant que l'auteur qui écrira Orgueil et préjugés, et Raison et sentiments, est déjà née. L'histoire est assez simple, Lady Susan cherche à séduire, mais l'intérêt réside dans la façon dont Lady Susan arrive à ses fins par des manipulations très fines. Sa fille Frederica semble finalement lui importer peu mais bien sûr elle sait faire jouer les apparences en sa faveur. Il est drôle de lire les différents points de vue à propos d'un même événement. Dans sa lettre à Lady Susan, Reginald se plaint au sujet de sa rancoeur envers Sir James Martin, qui voit Frederica se réfugier à ses côtés alors que lui-même la courtisait. Suite à cela elle écrira à sa fille, et toutes ces histoires sont très drôles de nos jours.


Jane Austen, Lady Susan, Gallimard, 2000, 115 pages. Traduit de l'anglais par Pierre Goubert.

 

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Challenge Jane Austen

30.09.2011

Northanger Abbey

northanger-abbey.jpgJane Austen jugeait désuet l'engouement de son héroïne Catherine Morland pour les terrifiants châteaux moyenâgeux de Mrs Radcliff et les abbayes en ruine du préromantisme anglais. Parodie du roman gothique, satire pleine de saveur de la société anglaise qui prenait ses eaux à Bath, Northanger abbey est aussi le roman très austenien du mariage et très moderne du "double jeu".

Commencé le 27-09-2011

Terminé le 30-09-2011

Le roman s'ouvre sur la description de Catherine Morland et de sa famille, gens  assez pauvres mais riches par le coeur. La jeune Catherine Morland a 17 ans, un âge cher à Jane Austen puisque c'est celui auquel une jeune fille fait son entrée dans le monde. C'est aussi l'âge auquel le jeune fille devient femme et par la même occasion, jolie. Les ingrédients de Jane Austen sont toujours les mêmes, une famille nombreuse, des jeunes filles à marier, des villages anglais, et des bals ; mais le fait est que le gâteau est bon !  Les histoires sont toujours différentes, les protagonistes ne se ressemblent pas , et enrichissent l'oeuvre de Jane Austen. Cette dernière se révèle, par l'ensemble de son oeuvre, une auteure talentueuse et fine. Ce roman diffère des autres, parce que Catherine n'a pas pour projet le mariage, ce-dernier arrive à elle par hasard. (Merci Henry). En outre la littérature y tient une large place, ce qui est génial puisqu'on découvre à travers les yeux de Catherine et Isabelle, les goût personnels de l'auteure. Le temps de ce roman est court, puisque qu'il dure approximativement un an. Ainsi le lecteur découvre de nouveaux personnages et s'étonne encore, même pour les fans qui connaissent la bibliographie complète ! Pour en revenir au roman, Catherine se rend à Northanger Abbey (au chapitre 18), qu'elle découvre avec joie, et, pleine des romans qu'elle aimait tant lire, se prend à imaginer des scénarios effrayants dans les différentes pièces. Dans les dernières pages, Henry rétablit la vérité entre Catherine et son père le général Tilney, ce qui traduit son intelligence (que l'on découvre à plusieurs  reprises tout au long du roman). En effet un malentendu était né de la faute de John (un grossier menteur) concernant le fortune de Catherine. Henry est en effet instruit et ouvert d'esprit, et tient des conversations passionnées avec Catherine sur les romans. C'est donc tout naturellement que ces deux personnages se marient.

Ce roman fut une lecture commune presqu'à la minute près avec Laura, et je t'en remercie !

 

Jane Austen, Northanger Abbey, 10/18, 1980, 285 pages. Traduit de l'anglais par Josette Salesse-Lavergne. Note biographique de Jacques Roubaud.

 

Lu dans le cadre du Challenge Jane Austen et du Challenge Classique (11/27)

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26.09.2011

Wilt

Wilt-1.jpgProfesseur de culture générale d'un lycée technique à Londres, Henry Wilt aborde la quarantaine dans un état critique. Alors qu'il tente à longueur de journée d'instruire une bande d'adolescents qui se soucient du sonnet shakespearien comme de leur premier porridge, sa femme Eva saisit la moindre occasion pour le harceler. Et tout y passe : son manque d'ambition, sa virilité de mollusque, son goût immodéré pour la bière. Wilt ne peut que grommeler en subissant ces réprimandes. Jusqu'à cette fameuse soirée, où ridiculisé une fois de trop, il décide de supprimer celle qui fait de sa vie un enfer.

Commencé le 21-09-2011

Terminé le 25-09-2011

Ce qu'il y a de bien chez Sharpe, c'est qu'on est sûr de rire et de découvrir des scènes cocasses, voire même coriaces ! Ici, le sous-titre en dit long ! Wilt, héros éponyme, est un homme assez classique, professeur de culture générale. Sa femme Eva est une dinde crédule et plutôt cruche, qui se laisse influencer par Sally (Sally la salope, la bien nommée), une nymphomane féministe (c'est en réalité plus complexe, mais à vous de la découvrir). En parlant d'elle, j'aime la relation Sally/Gaskell, conflictuelle et en meme temps tendre. Ce roman se compose d'une succession d'absurdités et d'aberrations propres à Tom Sharpe, et c'est ce qui fait son originalité. Henry Wilt est un mari frustré qui se laisse emporter dans un cercle vicieux, parti d'apparences trompeuses (et fâcheuses !). Les flics sont de gros lourds bornés et idiots, les fonctionnaires sont indiscrets et insipides, les femmes sont superficielles, bref Tom Sharpe épargne peu de gens. Voilà un bon roman, vif et drôle. Voilà aussi un auteur que j'aimerais découvrir en VO, et je me suis justement procuré The Wilt Inheritance, à voir !

Tom Sharpe, Wilt 1, ou comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore, 10/18, 1982, 288 pages. Première publication 1976. Traduit de l'anglais par François Dupuigrenet-Desroussilles.

20.09.2011

Mansfield Park

mansfield-park.jpgLa jeune Fanny Price est confiée à l'âge de dix ans à sa tante Lady Bertram pour son éducation. La petite fille est issue d'une famille moins riche que celle de ses cousines, et est bien souvent rabaissée. Heureusement elle trouve du soutien auprès d'Edmund, le seul de ses cousins à la respecter.

Sir Thomas est obligé de se rendre aux Caraïbes pour mettre de l'ordre dans ses plantations, il y restera plusieurs mois. En son absence, les cousins décident un jour de monter une pièce de théâtre, et un problème se pose lors de la répartition des rôles. Il manque un acteur, c'est alors que Tom Bertram invite Fanny à entrer dans la pièce. Heureusement pour elle, le retour de Sir Thomas quelques jours plus tard lui permet d'échapper à cela. Henry Crowford aperçoit un jour lors d'une partie de chasse une demeure à Thornton Lacey, et décide d'y apporter des modifications et de l'habiter. Il décide, évoquant un ennui certains jours, de rendre Fanny amoureuse de lui, mais n'est pas au bout de ses peines. Peu après, un bal est organisé à Mansfield Park, et à cette occasion Fanny se voit gâtée par Edmund, Mlle Crawford, et par sa tante Bertram, qui font preuve de petites attentions envers elle. Le jour du bal Edmund lui demande de lui accorder deux danses, ce qui ravie Fanny. Lorsque peu après Mr Crawford lui demande quant à lui les deux premières danses, Fanny est honorée. Henry Crawford tombe réellement amoureux de Fanny et la demande en mariage. La jeune fille, étonnant toute la maisonnée, refuse, n'accordant que peu d'importance à la condition qu'il aurait pu lui apporter. Edmund tente au départ d'aider à Henry à conquérir Fanny mais cette dernière prenant de l'ampleur en son coeur, devient peu à peu jaloux. Fanny de son côté a remarqué Edmund depuis longtemps.

La tante de Fanny lui annonce qu'elle l'emmène voir ses parents, après lui avoir répété ce qu'elle perdait en refusant la demande d'Henry. Lors de son absence (interminable selon Fanny, qui ne prend aucun plaisir à demeurer chez ses parents, pensant sans cesse aux qualités de Mansfield Park) beaucoup de choses vont se produire, comme la maladie de  Tom, et l'inconstance de Henry (qui s'enfuit avec Maria), lui donnant ainsi des arguments pour refuser ses demandes répétitives.

Commencé le 12-09-2011

Terminé le 18-09-2011

C'est toujours un plaisir de découvrir un nouveau Jane Austen. Sa plume vive nous fait pénétrer dans un univers anglais charmant et en même temps assez dur. Fanny Price est une jeune fille très attachante par son côté maladroit et timide. Jane Austen dénonce dans ce roman les idées arriérées et désuètes sur l'éducation, cela fait d'elle une auteure très moderne. On pénètre dans la société de l'Angleterre par les yeux d'un narrateur externe et à travers une description des modes de vie précise et fine. On a l'impression de vivre le roman aux côtés des personnages, ce qui suscite l'envie de prendre parti et de crier à l'injustice parfois. Comme dans chaque roman de l'auteure, un couple sort du lot, bon et gentil au regard des autres personnages, ici c'est le cas bien tard puisque tout se joue dans les dernières pages. Quant à ce fameux chapitre 24 (dont Laura m'a fait miroiter un chamboulement total (oui oui tu as bien lu ma Lolo tu apparais dans ce billet !)) il m'a fait pousser les hauts cris. Quel coquin ce Henry Crawford, qui pour s'occuper l'esprit les jours où il ne chasse pas, trouve une occupation qui le divertie, et dont je ne dirai rien pour ne pas gâcher le plaisir de ceux qui ne l'ont pas encore lu ! Peu à peu se dessine un rapprochement avec Edmund et bien sûr on n'attendait que cela. Parmi les passages remarquables, j'ai noté le chapitre 31, dans lequel Henry Crawford demande à Fanny de l'épouser, question à laquelle elle répondra non dans le chapitre suivant. Certaines scènes sont cocaces, et j'aurais aimé assister à des bals pour voir ces jeux de séduction et de pruderie.

Lorsque Fanny retrouve ses parents et est déçue de leur cadre de vie, repensant sans cesse à Mansfield Park, c'est à travers l'oeil critique de Jane Austen que les riches et les pauvres sont comparés. Une nuance est malgré tout apportée puisque Fanny est fière du comportement de ses parents en présence de Henry. Nous voyons Fanny refuser les avances de Henry Crawford pendant tout le roman, ventant en parallèle les mérites d'Edmund, et ce n'est que dans les dernières pages que ce dernier s'aperçoit (après avoir renoncé à Mary) que Fanny semble lui correspondre à merveille.

Ma constance laisse à désirer sur ce challenge puisque mon dernier billet sur un roman de Jane Austen date du 2 mars, heureusement que les films sont là !


Jane Austen, Mansfield Park, Archipoche, 2007, 561 pages.

 

Lu dans le cadre du Challenge Jane Austen

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