25.05.2011
Les ombres silencieuses, Mari Jungstedt
Un matin brumeux sur l'île de Gotland. Le corps massacré d'un photographe marginal a été retrouvé dans sa cave. Le commissaire Knutas, encore marqué par la série de crimes de l'année précédente, croit d'abord à une querelle d'ivrognes qui aurait mal tourné. Il ignore qu'il vient de lever le voile d'une ténébreuse affaire. Non loin de là, la jeune Fanny, livrée à elle-même, est la proie d'un homme mûr et respecté de tous. Dans le huis clos de l'île, Knutas se fraie un chemin entre les ombres silencieuses. Ses soupçons vont le conduire là où il n'aurait jamais cru trouver l'horreur : juste à côté de lui.
Commencé le 20-05-2011
Terminé le 24-05-2011
Que de questionnements qui nous tiennent en haleine dans ce roman ! Le lecteur est balloté entre le jeune Fanny, qui a des relations violentes et forcées avec un monstre anonyme (le seul indice que l'on possède sur son identité est le pronom "il") et qui disparait un soir, Emma, jeune femme amoureuse du journaliste Johan et qui essaye de quitter son mari au doux nom de Olle, mais qui choisit la facilité et préfère oublier Johan, et l'enquête menée par Knutas. Et puis qu'est-il arrivé à Henry, qui vient de gagner beaucoup d'argent en pariant sur une course de chevaux ? L'histoire se déroule du 11 novembre au 26 décembre, ce qui n'est pas sans rappeler la série Millénium. Décidemment arrivera t-on à parler d'un polar suédois sans évoquer la saga de Stieg Larsson ? Rien n'est moins sûr. Un très bon polar avec lequel j'ai passé un bon moment. Voilà qui me laisse juste une semaine pour lire les deux romans de la sélection du mois de Mai, optimisme quand tu nous tient.
Mari Jungstedt, Les ombres silencieuses (I denna stilla natt), première publication 2004, Plon 2008 pour la traduction française, 409 pages. Traduit du suédois par Maximilien stadler et Lucile Clauss.
Lu pour le Prix du Livre de Poche
Avril 2/2

11:53 Écrit par Katia dans Littérature suédoise, Prix littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0)
13.05.2011
L'heure trouble, Johan Théorin
À l’heure trouble, entre chien et loup, un enfant disparaît sans laisser de trace dans les brouillards d’une petite île de la Baltique. Vingt ans plus tard, une de ses chaussures est mystérieusement adressée à son grand-père. Qui a intérêt à relancer l’affaire ? Pourquoi toutes les pistes conduisent-elles à un criminel mort depuis longtemps ?
Dans une oppressante atmosphère de huis-clos, une histoire de deuil, d’oubli et de pardon, hantée par les ombres du passé.
Commencé le 25-04-2011
Terminé le 13-05-2011
Tout d'abord la forme de ce livre me plait beaucoup. Il y a alternance d'un chapitre dans le présent et d'un chapitre dans le passé, ce dernier éclairant celui-là. L'écriture est simplement belle, jolie et plaisante. Les personnages sont nombreux car il y a beaucoup de personnages périphériques. On se prend d'affection pour Gerlof (à prononcer Yer-Lof). Etant en pleine période de devoirs entre fin avril et début mai je lisais très peu, et j'ai eu du mal à entrer dans le roman, mais malgré tout j'ai compris la structure et le déroulement de l'action. J'ai d'ailleurs beaucoup aimé le cadre, la Suède avec tout ce qu'elle évoque de mystères et de noms aux consonnances exotiques. Ce polar est très plaisant à lire, de plus il m'a replongé dans l'univers de Millénium, ce qui ne lui enlève rien. Les derniers chapitres, voyant l'action de décanter, sont vraiment géniaux. On a le plaisir de pouvoir anticiper un peu sur les personnages, et puis les dernières scènes sont rapides mais assez lentes pour ne pas se retrouver à la fin trop vite. Bref ce polar est excellent et c'est celui qui a remporté ma voix pour le mois d'avril.
Johan Theorin, L'heure trouble (Skumtimmen), Albin Michel 2009, 533 pages. Traduit du Suédois par Rémi Cassaigne.
Lu pour le prix Livre de Poche, catégorie Polar
Avril 1/2 (Il n'est jamais trop tard !)

16:35 Écrit par Katia dans Littérature suédoise, Prix littéraire | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0)
02.02.2011
La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette
Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millénium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre
histoire de prostituées exportées des pays de l'Est. Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n'est pas ce qu'on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes
enquêtaient pour Millénium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu'on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé. Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d'un maniaque et qui survivait en rêvant d'un bidon d'essence et d'une allumette ? S'agissait-il d'une des filles des pays de l'Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C'est dans cet univers à cent à l'heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millénium un thriller au rythme affolant.
Commencé le 9-01-2011
Terminé le 31-01-2011
Ce tome nous en dévoile davantage sur Lisbeth Salander, ce qui m'a bien plu. Je trouve ce personnage fascinant. Les premières pages centrées sur les mathématiques n'ont rien pour me plaire mais cela ne m'a pas empêché de continuer et d'apprécier ce livre dès le départ.
Une fois de plus les deux protagonistes se retrouvent mêlés à une enquête sombre et vraiment louche. Cette enquête m'a tenu en haleine et j'aime beaucoup le suspens qui s'en dégage. Et puis imaginer Lisbeth Salander en Irène Nesser riche en train d'équiper sa demeure, est plutôt paradoxal. Ah et cette virée en Harley Davidson est bien trouvée. Cette scène m'a bien plu. Les sensations que ressent Lisbeth sont pour le coup bien décrites et cela m'aurait même donné envie d'essayer. Mikaël et Lisbeth ne se rencontrent presque pas mais ils communiquent malgré tout, et même si Lisbeth a prit de la distance à cause de ce qu'elle a vu à la fin du tome 1 (je n'en dirai pas plus petits curieux) j'ai apprécié de les revoir échanger leurs théories.
En revanche j'ai remarqué pas mal de coquilles ce qui n'est pas des plus plaisant. Et puis certains disent qu'ils ne l'ont pas lâché (se faisant alors des nuits blanches rien que pour connaître la fin) mais en ce qui me concerne ce livre ne m'a pas empêché de m'endormir. Alors qu'en penser ? Je ne suis peut-être pas entrée dans ce livre autant que j'aurais du ! Le fait est que même si (comme dit plus haut) j'ai aimé ce suspens et que j'ai été intriguée par cette enquête, j'ai pris beaucoup de temps pour le lire.
Je mettrais un bémol aux dialogues, que je trouve parfois peu naturels.
Les derniers chapitres sont palpitants, on en apprend un peu plus à chaque pages, et les noeuds se démêlent peu à peu. Sans vouloir en dévoiler trop à ceux qui ne connaissent pas encore ce tome, j'ai bien aimé (sadique que je suis) l'état pitoyable dans lequel finis Zala et le géant blond. Et puis Lisbeth en mort vivante, je ne l'aurais pas imaginer, c'est pour le moins original et étonnant.
En conclusion malgré quelques bémols j'ai pris du plaisir à découvrir ce deuxième tome.
Stieg Larsson, La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette, Actes Sud, Actes noirs, novembre 2006
11:54 Écrit par Katia dans Littérature suédoise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0)
Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires. Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu'il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier. Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont résoudre l'affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire. A la fin de ce volume, le lecteur se doute qu'il rencontrera à nouveau les personnages et la revue Millenium. Des fils ont été noués, des portes ouvertes. Impatient, haletant, on retrouvera Mikael et sa hargne sous une allure débonnaire, et Lisbeth avec les zones d'ombre qui l'entourent, dans :
Millénium 2 - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette ;
Millénium 3 - La Reine dans le palais des courants d'air.
Commencé le 20-12-2010
Terminé le 7-01-2011
Comme je l'avais entendu dire, le début évoque beaucoup la sphère économique. Je pensais donc devoir m'accrocher pour continuer mais en réalité ça n'a pas été le cas, car je suis vraiment entrée dans l'histoire dès le départ et cette facette économique n'est pas du tout ennuyeuse.
Dès le départ j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce livre car l'écriture est géniale, et j'aime beaucoup le style. Ensuite j'ai bien accroché avec les personnages, aussi bien Mikael Blomkvist que Dragan Armanskij ou encore Lisbeth Salander. Comme je l'avais entendu également, l'auteur répète régulièrement le nom entier des personnages, et ça permet de ne pas se perdre parmi eux. J'ai bien aimé découvrir petit à petit les deux protagonistes.
J'ai trouvé l'île d'Hedebyön très étrange. Toute cette famille est vraiment bizarre. Je me suis amusée à chercher le coupable, on soupçonne tous les habitants les uns après les autres. On dispose d'assez d'éléments pour émettre des suppositions, mais pas assez pour trouver comment Harriet a disparu. Plus Mikaël avance dans son raisonnement, et plus l'histoire est palpitante, surtout lorsqu'un habitant se sent menacé.
A la fin je ne pouvais plus le lâcher. Les derniers chapitres sont les plus intéressants à mon goût car chaque nœud est démêlé. On sent que la relation entre Lisbeth et Mikaël va évoluer dans les tomes suivants.
En conclusion je me suis régalée. Il y a beaucoup de suspens, ce qui nous donne toujours envie de tourner la page. Je lirai le tome suivant avec plaisir.
"La dédicace était mystérieuse : A Sally, qui m'a démontré les bienfaits du golf."
Stieg Larsson, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes,Actes Sud, Actes noirs, juin 2006
11:34 Écrit par Katia dans Littérature suédoise | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Tags : millénium



