14.05.2012
L'homme qui voulait m'endormir

Après avoir fini le roman de Douglas Kennedy, j'ai eu envie de voir son adaptation par Eric Lartigau, et je pense qu'il est préférable de découvrir les deux oeuvres dans ce sens là (encore une fois, mon frère me l'avait dit, et il a eu raison) parce que le film ne donne pas très envie de lire le roman. Pourquoi comment ? D'abord je me suis endormie au premier visionnage, ce qui veut déjà dire beaucoup (la capacité d’un film à tenir éveillé le spectateur est un critère de qualité officiel, non ?) ! Concernant Romain Duris, j’apprécie son jeu qui est juste et qui reflète bien le personnage de Ben, mais pourtant ici il n’a pas réussi à me séduire. Je pense que c’est à cause des longueurs du film qui laisse vraiment le temps de s’ennuyer.
Un second visionnage a été necessaire à la rédaction de ce billet car comme chacun sait, Abnégation est mon second prénom. Le réalisateur a pris quelques libertés mais ne s'en cache pas, l'action débute en France, ce qui limite considérablement les heures passées en voiture, qui prenaient tout leur sens aux Etats-Unis, et qui avaient leur intérêt puisque le personnage avait ainsi le temps de penser.
Paul part ensuite en Serbie où il démarre une nouvelle vie sous le nom de Grégoire Kremer. Ici encore, le réalisateur ne prend pas en compte toutes les finesses du roman, mais l’essence du roman y est.
Le film se centre davantage sur le personnage principal alors que le roman donnait une vision plus globale des protagonistes, en effet les personnages ont chacun quelque chose à apporter alors que dans le film ils sont juste là pour faire avancer l’histoire. C’est assez dommage.
La place de la photographie était majeure dans le roman, le quotidien d’un photographe y est tellement bien décrit, qu’il donnerait à n’importe qui l’envie de se lancer, or bien que présente dans le film, cette piste n'y est pas aussi exploitée. Pourtant l’univers du photographe est là, les clichés sont là, les objectifs aussi, mais ce n’est pas pareil. A croire que le cinéma, qui est pourtant un art visuel, ne se marrie pas bien avec la photographie.
Là où le roman voit le héros rester auprès de son second amour malgré son identité démasquée, le film le fait tout quitter encore une fois, pour l’Italie, où il redevient anonyme. La fin est donc assez négligée, d’autant plus que ce n’était pas un parti pris nécessaire dans la mesure où dans cette adaptation, Paul n’est pas démasqué.
Le film en lui-même est réussi, c'est seulement en le comparant au roman qu'il semble assez fade, mais il vaut malgré tout la peine d’être vu, j'espère donc que ce billet ne vous a pas ôter l'envie de voir le film, si ce n'est déjà fait.
L'homme qui voulait vivre sa vie, Eric Lartigau, sorti le 3 novembre 2010, avec Romain Duris, Marina Foïs et Catherine Deneuve.
14:28 Écrit par Katia dans Sur la toile | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0)
13.05.2012
Raison et Sentiments
J'en parlais ici, cette adaptation Hugh Grantesque de Raison et Sentiments manquait à mon complet épanouissement Austenien (sens de la mesure) !

Voilà une catastrophe réparée puisque mon amie Lolo, qui n'a pas supporté de me voir dans un tel état de manque, a gentiment proposé de me prêter son dévédé ! Que ferais-je sans toi ? Je me le demande !
Résumons un peu si vous le voulez bien ; dans l'Angleterre conservatrice du début du siècle, au coeur d'un petit cottage, deux femmes, chacune avec des armes différentes, vont se battre pour vivre leurs amours. Qui des deux soeurs parviendra à trouver l'homme de sa vie et le garder ; Marianne la passionnée qui bouscule les conventions, ou Elinor la raisonnable, qui au contraire les respecte ?
Voilà ce que nous dit la jaquette, et je trouve ce synopsis bien bélliqueux pour ce milieu anglais bien comme il faut ! Les deux soeurs ne sont pas en rivalité mais passons sur ce petit détail.

Je n'en ai jamais douté, mais c'est maintenant officiel, j'adore cette adaptation, LO-GI-QUE ! Il y a Hugh ! A mon humble avis quand on a dit ça on a tout dit ! Mais bon ! Concernant les autres personnages (parce qu'il en faut bien quelques autres !) beaucoup de têtes connues. On y retrouve entre autre Kate Winslet, que j'ai appris à apprécier.

J'ai peu de reproches à faire sur cette adaptation, puisqu'on sent bien la passion de l'équipe pour l'oeuvre de Jane Austen, qui a été respectée et mise en valeur. Voilà un film réussi et sans fausse note.

Replaçons un peu les personnages dans leur contexte ; Elinor, la plus posée des soeurs Dashwood, tombe sous le charme du discret Edward Ferrars (magnifiquement interprêté par Hugh chéri, en toute objectivité). Sa soeur Marianne, la passionnée, l'emportée, la romantique, est toute émoustillée par le séduisant Willoughby, qui s'avèrera peu fidèle. Sans oublier le colonel Brandon, fiable, réconfortant, mais malheureusement un peu trop sérieux pour plaire à Marianne, du moins au début !

Rogue et Dr House euh Colonel Brandon et M. Palmer
Cette adaptation est très proche du roman de Jane Austen, les acteurs sont vraiment géniaux et attachants et je la préfère à celle de 2008. Alan Rickman fait vraiment un parfait colonel Brandon, avec juste ce qu'il faut de sérieux, et en même temps de sentiments cachés. Il a fait ses preuves, soyez en sûr, c'est un très bon acteur !
Raison et sentiments, réalisé par Ang Lee, 1995, avec Emma Thompson, Kate Winslet, Hugh Grant et Alan Rickman.
07:00 Écrit par Katia dans Challenge Jane Austen 2011, Sur la toile | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0)
11.05.2012
La neuvième porte
Un billet pour vous parler de mon film chouchou, mon film doudou, celui que j'ai vu 142 fois, celui que je regarde pour un rien, celui que je regarde avec ma maman, celui que je regarde en mangeant du chocolat.

Oui je veux parler de La neuvième porte. Il fallait un billet sur ce film, car je l'aime d'amour. Dans ce film, le héros est expert en livre ancien, déjà je ne pouvais qu'être conquise. Les livres sont l'élément central, on les voit, on les entend, on les lit, et j'adhère ! En plus Dean Corso, le personnage principal, le héros (s'il en est un), est interprêté par Jonnhy Depp, élément non négligeable sinon CA-PI-TAL !

Oui même quand il est ridicule, il n'est jamais ridicule !
L'ambiance est géniale, un peu sombre, un peu louche, un peu satanique, et beaucoup étrange ! Sans oublier la place de la bande son, qui est très réussie.
Le scénario est excellent, et sur plusieurs niveaux de lecture, que l'on comprend peu à peu au fil des visionnages. Au premier abord on peut en effet se dire que c'est brouillon mais que nenni !
Ce billet ne fait pas son apparition aujourd'hui par hasard, car j'ai appris par la suite qu'un roman était à l'origine de ce film, il s'agit de Club Dumas de Arturo Pérez-Reverte. En discutant avec mon libraire chouchou, je me suis entendue dire que le film n'était rien à côté du roman, alors autant vous dire que quand mon film chéri est remis en question de la sorte, je me dois de vérifier ! En conséquence un billet sur le roman ne devrait pas tarder. A suivre donc !
La neuvième porte, réalisé par Roman Polanski, 1999 avec Johnny Depp.
07:00 Écrit par Katia dans Sur la toile | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0)
09.05.2012
Titanic, on prend les mêmes et on recommence (mais en 3D) !

C'est avec mon acolyte Laura (the one and only) que je suis allée (re)voir ce film. Premier constat (le choc, et pas des moindres !), je n'ai jamais vu le film de bout en bout à la télévision, et du coup je n'ai jamais capté que Rose racontait son histoire. J'ai cru que c'était une idée de Cameron, oui je sais c'est ridicule !
...
C'est bon je peux revenir ?
Le film est bien sûr génial, mais on ne le découvre plus ! Cette version est donc plutôt destinée aux moins de vingt ans, qui n'avaient pas pu voir le film au cinéma en 1997. Voilà une injustice réparée !
Concernant la 3D, à part un mal de tête je n'ai pas été emportée ! Certaines scènes sont géniales en 3D (oui la montée des marches, Rose se retourne sur Jack, on pense bien à la même !) mais je ne suis pas conquise outre mesure.
Bon à part ça c'est toujours un plaisir de revoir ce film surtout pour la midinette qui sommeille en chacun de nous. Oui une salle en larme, ça ne s'invente pas.
(Merci ma Lolo d'avoir partagé ce moment avec moi !)
Titanic (3D), réalisé par James Cameron, 4 avril 2012.
07:03 Écrit par Katia dans Sur la toile | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0)
08.05.2012
Le discours d'un roi
Voilà un film qui a fait couler de l'encre depuis sa sortie en 2011, et que je voulais voir. C'est donc un soir il y a de ça quelques semaines que je lui ai consacré deux heures.

Deux heures bien employées puisque ce film est fantastique. Et je pèse mes mots. Colin Firth interprête le roi d'Angleterre George VI, et on retrouve également Helena Bonham Carter (dans le rôle de la Reine), que j'adore. Avant d'être une histoire de bégaiement et de politique, c'est l'histoire d'un homme faillible, qui doute de sa capacité à gouverner un pays sans pouvoir prononcer le moindre discours. Un homme, Lionel, va réussir à le sauver. C'est une sublime allégorie de l'amitié, et de la confiance. Ce film passe à toute allure et laisse son empreinte. Précipitez-vous si ce n'est pas déjà fait !

Est-il encore besoin de vanter les mérites de ce film ? Si vous ne me croyez pas, croyez les Golden Globes 2011 !
Le discours d'un roi, réalisé par Tom Hooper, 2 février 2011, avec Colin Firth.
07:00 Écrit par Katia dans Sur la toile | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0)
23.02.2012
La Dame de fer

C'est samedi dernier que j'ai découvert ce film, et je l'ai aimé, beaucoup. Mon actrice chouchou Meryl Streep y interprète Margaret Thatcher, ancienne Premier Ministre du Royaume-Uni. Le film centre son point de vue sur la femme et la maladie, plus que sur la politique, bien qu'elle soit aussi présente. Son jeu d'actrice est vraiment réussi, notamment concernant la maladie, qui est incroyablement bien décrite. Meryl Streep est une actrice formidable mais je ne suis plus à convaincre, et elle est très expressive, je pense notamment aux moments de doutes et de solitudes qui ne font que s'accentuer avec l'âge, et qui transparaissent à merveille dans ses yeux. Son mari Denis est aussi très bon (on le connaissait pour son rôle du professeur Slughorn dans Harry Potter). Le couple est très soudé et leur relation est émouvante tout au long du film.

Les acteurs jouant les personnages jeunes sont bien choisi physiquement, et sont aussi justes que les "grands".
Concernant la politique, Margaret Thatcher n'était peut-être pas un exemple à suivre, elle a été à l'origine de bien des dégâts, mais ici aucun parti pris, un simple exposé des faits. Le spectateur est seul juge.
La structure du film m'a également beaucoup plue, l'enchaînement des scènes atemporelles, les flash-back (ou analepses) donnent une vision de cette femme bien précise, celle d'une femme qui se sent bien mais qui est faible (son entourage cherche à la parquer de peur qu'elle ne se laisse dépasser par sa maladie). La "maladie" en question pourrait être Alzheimer ou bien juste une démence un peu floue. En tout les cas elle est assez consciente pour s'apercevoir que tout le monde la prend pour une folle.

En cherchant des photos du film sur le net je suis tombée sur des commentaires assez incroyables, comprenez extrêmement haineux et négatifs. Je suis étonnée qu'aussi peu de gens apprécient le film à sa juste valeur. Tout d'abord on ne peut comprendre les qualités d'actrice de Meryl Streep si on n'est pas sensibilisé à la maladie, mais elle est très juste. Et puis en ce qui concerne la politique, qui est assez peu décrite, c'est justement le parti prit de la réalisatrice, et il se justifie.
Je concluerai en disant que le film fait verser des larmes, et on en sort assez chamboulé, mais il est génial (en toute objectivité !)!
La Dame de fer, réalisé par Phyllida Lloyd, Février 2012, avec Meryl Streep.
10:21 Écrit par Katia dans Sur la toile | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Tags : meryl streep, margaret thatcher, jim broadbent
18.01.2012
The Jane Austen book club
Ce film m'a littéralement sauté dessus à la Fnac, et je n'ai pu faire autrement que de le regarder. Bien m'en a pris puisque ce film est un doudou. Il me permet de poursuivre le challenge Jane Austen d'une bien jolie manière, et c'est un coup de coeur.

Les romans de Jane Austen sont mis en valeur, sublimés, racontés, lus et relus, et les fans s'y retrouvent. Moi qui connait maintenant ces six romans, j'ai adoré les réentendre. Les six membres du club ont chacun leur univers, et chacun leur roman, ce qui crée une trame simple.

Les voir parler de Jane Austen avec aisance, n'hésitant pas à comparer les protagonistes de l'auteur avec des personnes existantes crée une ambiance propice à replonger totalement dans chacun des romans.

Les interprétations sont justes, et on passe un bon moment devant des acteurs qui savent ce qu'ils font.

Quid du synopsis ? Bernadette, une quinquagénaire six fois divorcée, a l’idée de fonder un club de lecture quand elle rencontre Prudie, une jeune enseignante de français mariée et très élégante, lors d’un festival de cinéma sur Jane Austen. Le concept est que chacun des six membres accueille le groupe à tour de rôle une fois par mois, pour discuter entre eux des six romans d’Austen. Les autres membres du club sont Sylvia, une femme au foyer quadragénaire récemment séparée de son mari Daniel, avocat et coureur, après plus de vingt ans de mariage ; sa fille lesbienne de 20 ans Allegra ; Jocelyn, une célibataire heureuse de l’être, obsédée par la maîtrise de soi et éleveuse de chiens de Rhodésie, qui est amie avec Sylvia depuis l’enfance ; et Grigg, un fan de science-fiction que Jocelyn a invité à les rejoindre dans l’espoir que Sylvia et lui formeront un couple assorti.

Ce club de lecture bouleverse la vie des personnages, qui voient leurs problèmes réglés grâce à l'influence de Jane Austen dans leur vie. Prudy et son mari se retrouvent, Sylvia et son mari réapprennent à vivre ensemble. Jocelyn et Grigg se trouvent, vous avez compris le principe !

The Jane Austen book club, Robin Swicord, 2007

13:27 Écrit par Katia dans Challenge Jane Austen 2011, Sur la toile | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0)



