07.11.2011
La Fontaine, c'est fin
Depuis cet été, j'étais tentée d'aller voir Fabrice Luchini sur scène, puisqu'il est en ce moment au théâtre de l'Atelier pour son spectacle La Fontaine. Ce personnage m'intrigue un peu, et j'avais bien envie d'aller le voir. J'ai pris deux places pour samedi 5 novembre, et avec ma mère nous sommes allées le voir. Après le spectacle, plusieurs conclusions, déjà le personnage médiatisé n'est pas le personnage sur scène, on s'en serait douté. Certes il connait son texte, il l'aime, et le fait partager avec passion, mais là où un prof de français peut (si on a de la chance) donner envie d'aller plus loin et de lire davantage, Fabrice Luchini impose son texte, et place un fossé entre LUI et l'idiotie du public. Un goût amer persiste après le spectacle, d'autant plus que le public se fait harceler par l'acteur, il ne faudrait surtout pas déranger sa majesté. Pour être honnête il ne faut pas oublier de mentionner malgré tout son humour et son intelligence, qui nous font passer un bon moment. Enfin et pour finir sur un bémol, évoquons l'impolitesse des placeurs. En conclusion, je n'y retournerai pas mais je ne vous déconseille pas pour autant d'aller faire votre propre expérience.
La fontaine, du 19 septembre au 21 décembre 2011 (prolongations)
Représentations Lundi à 20H00, mardi à 18H30, samedi, dimanche à 13H00.
Tarifs : 50 € tarif plein
Théâtre de l'Atelier, 1, place Charles Dullin, 75018 Paris
Métro : Anvers (ligne 2) ou Abbesses (ligne 12)
11:48 Écrit par Katia dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0)
06.03.2011
Hamlet

Mon billet est positif, très positif, je suis ravie d'avoir découvert cette mise en scène, mais j'avoue que durant les premières minutes, j'ai douté. J'ai eu peur que cette mise en scène ne me plaise pas. Une adaptation, c'est toujours un risque, et j'ai cru que j'allais m'ennuyer. Que nenni !
Cette mise en scène de Igor Mendjisky est une réussite. Les costumes sont modernes, les dialogues aussi, mais cela n'a rien d'étonnant au regard du texte de Shakespeare. En effet le texte est étonnamment moderne et le thème actuel. On découvre d'abord Horatio assis seul en scène, avec en fond une musique assez grave. La musique, parlons-en, elle est récurrente. Elle rythme l'action. D'ailleurs dès les premières minutes, on peut voir les acteurs danser sur Eurythmics, ça met dans l'ambiance. Hamlet, Romain Cottard, est crédible. Jeune homme tourmenté, spirituel, on l'aime. Aucun personnage ne fait tâche, chacun est dans le ton. Le texte est adapté, parfois coupé, parfois un peu modifié, mais il reste fluide, de plus les petites parenthèses de langage moderne font rire et ne sont pas déplacées. Le duel entre Hamlet et Laertes est pour le moins actualisé, mais c'est un moment léger qui reste grave par le poids du texte. Le crâne est là, le "To be or not to be" est là aussi, c'est sûr on est allé voir Hamlet. En d'autres termes cette pièce m'a touchée, m'a fait sourire, m'a plu. Je vous recommande cette mise en scène. C'est un billet de Fashion qui m'a appris que cette pièce se jouait en ce moment, merci !
Théâtre Mouffetard, 73 rue Mouffetard - 75005 Paris
Du 20 janvier au 19 mars 2011, du mercredi au samedi à 20h30, dimanche à 15h. Représentations supplémentaires les mardis 8 février et 15 mars à 18h.
24 euros plein tarif 16 euros tarif réduit
21:13 Écrit par Katia dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0)
Être ou ne pas être ?
"Il y a quelque chose de pourri au royaume du Danemark ! "
Le soir venu, le spectre du roi défunt hante les brumes du château d'Elseneur. II crie vengeance. Honte à son frère Claudius, le lâche assassin ! Hamlet, son fils, a promis... Ce crime ne restera pas impuni. Mais au bord du gouffre, le voilà qui vacille : " Être ou ne pas être ? " Jeu de miroirs, faux-semblants... Théâtre dans le théâtre... Folie simulée ou véritable démence ? Le meurtre est pourtant bien réel. Et la mort d'Ophélie annonce d'autres désastres.
Au cœur de la tragédie jaillissent alors les voix mystérieuses du pouvoir et de la guerre, de l'amour et de la mort. La poésie de Shakespeare fuse à chaque instant en vocalises sublimes, composant ici le mythe universel d'une humanité confrontée à ses propres démons..
Commencé le 5-03-2011
Terminé le 6-03-2011
J'ai souhaité lire cette pièce dans le but d'aller la voir au théâtre. Shakespeare est un auteur que j'adore car il m'est accessible. Le texte n'est pas guindé, le langage est souple, et n'est pas bloqué dans un code classique. Il est vrai que j'ai lu une traduction, ce qui aide à appréhender le texte. Je n'ai donc lu qu'une version édulcorée de Shakespeare. Cependant j'ai lu en 2nde quelques-uns de ses poèmes en anglais et j'avais apprécié de lire le texte original.
L'action débute à Elseneur, Hamlet est informé qu'un spectre se montre au château chaque jour à minuit. Il s'y rend donc à minuit le lendemain, rencontre ce spectre (qui s'avère être son père), qui lui apprend le nom de son meurtrier, son oncle Claudius. Puis dans l'acte II l'entourage d'Hamlet se demande pourquoi il a changé de comportement. Le nouveau roi et sa mère la reine ne comprennent pas et cherchent à savoir ce qui est la cause de sa "folie". Arrive alors l'acte III, dans lequel Hamlet cherche à démasquer son oncle, pour lui faire avouer le meurtre de son père. Il se fait aider par sa mère. Il tue Polonius par erreur. Hamlet est dans l'acte IV envoyé en Angleterre par le roi pour soigner sa folie. Le roi prévoit avec Laertes de tuer Hamlet à son retour. Ophélia meurt, puis est enterrée dans l'acte V. Son frère Laertes va la prendre dans ses bras une dernière fois, moment où Hamlet revient. Il se bat en duel avec Laertes. La reine meurt pendant le combat, empoisonnée par la coupe destinée à Hamlet. celui-ci est touché par le fleuret empoisonné de Laertes. Enfin, il fait boire le roi à la coupe pour le tuer, avant de mourir lui-même.
C'est une pièce que j'ai aimé lire. Hamlet, jeune prince en prise avec le doute, est attachant. Je ne peux que conseiller cette lecture.
William Shakespeare, Hamlet, Librio, 128 pages. Traduit de l'anglais par François-Victor Hugo.
Challenge Classique 2/20

20:54 Écrit par Katia dans Challenge Classique 2011, Littérature anglaise, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Tags : hamlet
02.02.2011
Le cid
Réalisation de Thomas le Douarec (Compagnie Thomas le Douarec).

Le 11 janvier 2011 dans ma ville je me suis rendue à la représentation du Cid , à l’Espace Jacques Prévert.
J'étais intéressée par cette mise en scène, d'autant plus qu'en lisant la pièce peu avant, je l'avais adorée. Je m'y suis donc rendue pleine d'interrogations.
J’avoue que cette mise en scène m’a surprise, et certains éléments ont moins attiré mon intérêt.
J'ai remarqué le gros travail accompli, les acteurs et les danseurs sont remarquables, et j'ai globalement apprécié cette pièce.
L’omniprésence de la musique flamenco est très intéressante, mais on se croirait parfois plus dans un spectacle musical que théâtral.
Le parti pris de faire du roi d’Espagne un homosexuel est très étonnant ! On peut rapprocher cet élément de la partie comédie de cette tragi-comédie, car il est clair que ce personnage fait rire, et je peux comprendre ce point de vue, mais cela m’a personnellement intriguée car je ne pense que pas que Pierre Corneille ait pensé à un roi tel que lui.
Sans oublier Chimène qui, croyant Don Rodrigue mort au combat, se met à boire. La voir telle une ivrogne, la bouteille à la main, ne fait pas très théâtre classique.
J'ai dans l'idée que le théâtre classique fait place à des personnages beaux, pleins de valeurs, et intègres, ce que j'ai peu vu dans cette mise en scène.
Il n'empêche que j'ai apprécié cette pièce, car il ne faut pas oublier qu'une adaptation reste un parti pris.
Et puis on m'avait promis un Rodrigue très sensuel, et je l'ai eu ! Ses muscles aussi ont beaucoup de talent !
Et j'ai même pu avoir une relation physique intense avec lui lorsqu'il m'a écrasée au moment où il passe par la côté de la salle pour monter sur scène par le devant. (Ah le théâtre !)
14:46 Écrit par Katia dans Théâtre | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0)
Le cid, Pierre Corneille
Don Diègue et le comte de Gomès ont décidé d'unir leurs enfants Rodrigue et Chimène, qui s'aiment. Mais le comte, jaloux de se voir préférer le vieux don Diègue pour le poste de précepteur du prince, offense ce dernier en lui donnant un soufflet. Don Diègue, affaibli par l'âge et trop vieux pour se venger par lui même, remet sa vengeance entre les mains de son fils Rodrigue qui, déchiré entre son amour et son devoir, finit par écouter la voix du sang et tue le père de Chimène en duel. Chimène essaie de renier son amour et le cache au roi, à qui elle demande la tête de Rodrigue. Mais l'attaque du royaume par les Maures donne à Rodrigue l'occasion de prouver sa valeur et d'obtenir le pardon du roi. Plus que jamais amoureuse de Rodrigue devenu un héros national, Chimène reste sur sa position et obtient du roi un duel entre don Sanche, qui l'aime aussi, et Rodrigue. Elle promet d'épouser le vainqueur. Rodrigue victorieux reçoit du roi la main de Chimène : le mariage sera célébré dans un délai d'un an. (source Wikipédia)
4ème de couverture :
" Rodrigue, as-tu du cœur ? Tout autre que mon père l'éprouverait sur l'heure... " Qui de nous n'a pas été bercé par l'épopée du Cid ? Noble, vaillant, sans égal, sans rival. Amoureux de Chimène, aimé en retour, accablé par le sort, car pour sauver l'honneur de sa famille il lui faut perdre une maîtresse. L'affront est rude. Un soufflet ! Homme de cœur, Rodrigue ne peut que venger son père d'un tel outrage. A son tour, Chimène demande justice. " Tu t'es, en m'offensant, montré digne de moi, je me dois, par ta mort, montrer digne de toi. " Cruel conflit entre devoir et passion qui pousse les deux amants à s'opposer. A tant de grandeur d'âme, le Ciel ne peut être insensible...
Lu le 8/01/2011
J'ai souhaité lire cette pièce avant le 11 janvier car c'est le date où je vais le voir au théâtre.
J'ai emprunté l'exemplaire de ma mère, qu'elle utilisait à l'école. J'aime ces exemplaires anciens un peu cornés et qui sentent bon le livre !
D'habitude j'ai du mal à lire le théâtre pour deux raisons, la forme en vers m'empêche de visualiser l'action, et le fait qu'il n'y ait que du dialogue m'empêche de voir les événements se dérouler.
Mais j'ai pris beaucoup de plaisir à lire cette pièce. Les personnages ont des valeurs, les discours sont très beaux, et puis les sentiments sont très puissants. Et dans Le Cid, j'ai vraiment pu imaginer la pièce dans ma tête.
Je suis donc ravie de cette lecture.
Remarque :
Mise en scène de Thomas Le Douarec
Mardi 11 Janvier 2011 à l'espace Jacques Prévert.
"O rage ! Ô désespoir ! Ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?" (v. 237-238)
"Je suis jeune, il est vrai ; mais aux âmes bien nées
La valeur n'attend point le nombre des années." (v. 405-406)
"A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire." (v. 434)
"On aigrit ma douleur en l'élevant si haut :
Je vois ce que je perds quand je vois ce qu'il vaut." (v. 1163-1164)
Pierre Corneille, Le Cid, Classiques Larousse, Tragi-comédie
11:37 Écrit par Katia dans Littérature française, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0)
Oh Roméo, pourquoi es-tu Roméo ?
Dès le prologue, nous sommes prévenus : un drame fatal se prépare pour un couple d'amoureux nés sous la pire des étoiles, et rien, sinon leur mort, n'apaisera la haine inexpiable que se vouent leurs nobles familles.
Ballet, opéra, chanson, cinéma : les enfants de Vérone, instantanément envoûtés par leur réciproque beauté, ont fait le tour du monde. Juliette est victime de son innocence et de sa pureté ; Roméo, de sa fougue. Autant que la rivalité de leurs parents, c'est le destin qui entraîne leur séparation, un mauvais sort fait de hasards, d'accidents et de malchances.
Par la grâce du génie poétique de Shakespeare, le succès de Roméo et Juliette ne s'est jamais démenti. Dans une harmonie de rêve, ces amants adolescents incarnent toute la tragédie de la jeunesse révoltée au nom de l'amour contre le conformisme et la stupidité du monde adulte.
Commencé le 26-09-2010
Terminé le 1-10-2010
J'ai voulu découvrir ce classique. En fait on s'aperçoit qu'on ne découvre pas le texte, car il est tellement célèbre que tout le monde connaît l'histoire. Cette lecture m'a quand même permis de découvrir certains détails.
Habituellement j'ai un peu de mal à entrer dans un texte de théâtre, mais là pas du tout. J'ai vraiment adoré. Les sentiments sont très beaux, et le langage est magnifique. Ça m'a donné envie de découvrir d'autres textes de Shakespeare.
Adaptation cinématographique :
Baz Luhrmann a réalisé Roméo + Juliet, en 1996. Cette adaptation vaut la peine d'être vue. C'est un peu bizarre car c'est l'histoire de Roméo et Juliette transposée à nos jours. Mais c'est un bon film.
Avec Leonardo DiCaprio et Claire Danes.
William Shakespeare, Roméo et Juliette, Pocket
10:56 Écrit par Katia dans Littérature anglaise, Théâtre | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0)



